Les portes de villes

Elle fut longue l’évolution qui permit aux portes des villes de prendre de l’importance.

 

Rappelons que le mot « porte » apparaît au Xe siècle et vient du latin porta qui signifie « passage d’une ville ». Il s’agit donc d’une ouverture permettant d’accéder à un espace clos obturé ou non par un système de fermeture.

 

C’est ainsi que l’on qualifiait les passages permettant d’entrer à l’intérieur d’une enceinte fortifiée.

 

Et ce qu’on appela « ville » était selon le Dictionnaire de l’Académie française un « Assemblage ordonné d’un nombre assez considérable de maisons disposées par rues, et limitées souvent par une enceinte ».

 

Donc les portes firent nécessairement partie du dispositif défensif d’une ville. Leur décor rappelle quelquefois le souvenir d’évènements heureux qui se déroulèrent dans la ville.

 

La porte devint un monument de mémoire illustrant la capacité d’une cité à organiser sa défense. Il fallait une organisation collective des habitants pour définir ses utilisations. Les membres de cette organisation se réunissaient très souvent dans des locaux  installés juste au-dessus de la porte.

 

 

Sur de nombreuses portes de ville apparaissent également des horloges publiques et des cloches symbolisant le droit de se réunir.

 

Nombre de citadins étaient très attachés à cette notion de monde clos et sûr. C’est pour cette raison que les portes ont durablement marqué le développement des villes.

 

Quelquefois le but des portes était non seulement de réguler les entrées et les sorties mais également de contrôler les divisions intérieures d’une ville comme les quartiers.

 

La structure de ces portes comportait généralement un avant-poste avec un pont à traverser. Un fossé rempli d’eau constituait un obstacle supplémentaire à l’entrée d’une ville.

 

Elles étaient souvent limitées en hauteur mais suffisamment large pour permettre le passage des piétons et des animaux.

 

Il n’en était pas de même pour les charrettes et autres attelages qui les empruntaient.

 

Voilà une des raisons qui entraîna malheureusement de multiples démolitions.

 

Mais une fois démolie par quoi allait-on remplacer la porte détruite pour réguler la circulation des marchandises et de biens ?

 

Par une barrière fiscale, évidemment.

 

On y installa alors des « octrois » qu’on désigne de nos jours, de « poste de péage ». Ce fut ainsi que les villes furent autorisées à percevoir une taxe sur toutes les denrées introduites dans leur enceinte.

 

 

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