LES GIROUETTES

Le terme français désignant ce dispositif métallique installé très souvent sur un toit est une « girouette ».

 

Ce mot vient d’un mot du dialecte des mariniers de la Loire : « guiroué ». Ils appelaient ainsi cet instrument utilisé sur leurs bateaux qui remontaient le fleuve grâce au vent.

 

Ce terme, dont l’étymologie vient du verbe « girer », signifie « tourner ». Les marins parlaient de « girer les proues » qui va devenir grâce à la fusion avec le mot « rouette » (petite roue) la fameuse « girouette ».

 

Au départ, ces girouettes étaient en bois, avant de devenir métalliques. Une girouette est une pièce rotative installée sur un axe vertical qui se positionne en fonction de la direction du vent.

 

Charles de Bourgueville, auteur d’ouvrages historiques sur la Normandie, en fit mention dans le récit d’une tempête en 1588 : « Les vents abattirent toutes les virrevittes (girouettes) des maisons, pierres et bois où elles étaient affichées, et les coquets de dessus les Églises ».

 

 

Il semble que les girouettes étaient déjà utilisée par les Vikings, chez qui elles revêtaient une valeur symbolique toute particulière. Ce ne fut donc pas un hasard si plus tard ce mot se retrouva dans le vocabulaire naval de l’estuaire de la Loire en rapport avec un ancien établissement viking.

 

La girouette fit son apparition sur les églises au Moyen-Age.

 

Au IXe siècle, le pape Nicolas Ier rappela aux chrétiens la phrase célèbre prononcé par Jésus à Pierre : « Avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois ». Voilà pourquoi on installa un coq au sommet des clochers sous la forme d’une girouette.

 

La girouette devint plus tard une caractéristique de la noblesse, qui décréta que seuls les seigneurs pouvaient surmonter leur logis d’une girouette en raison de  ce qu’on a désigné comme un « droit de girouette ».

 

Après l’abolition des privilèges, elle fut adoptée par les artisans, les paysans et le commun peuple. Elle devint alors un signe social, par lequel chacun en ornait sa maison, pour indiquer son métier, son rang dans la société, ses goûts et ses craintes.

 

On attribua également aux girouettes des qualités protectrices ou conjuratoires. En effet, les vents puissants faisant souvent naître dans l’imagination populaire toute une foule de légendes les plus diverses.

 

Enfin n’oublions par bien sûr rôle fonctionnel : indiquer la direction du vent. Elle sert également d’enseigne, avertissant le voyageur de la profession de l’occupant de la maison.

 

Hier en tôle ou en fer blanc, les girouettes modernes sont en cuivre ou en zinc. Leurs formes sont très variées, souvent simples et parfois naïves.

 

Mais elles peuvent être très sophistiquées et délicatement découpées recréant de véritables scènes de la vie. Là encore c’est qualité artistique de l’artisan l’ayant réalisée qui la distinguera des autres.

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