A la gloire de Turenne

En abordant la ville de Turckheim par l’Ouest, vous trouverez sur une grande place un monument élevé à la gloire de Turenne par la ville en 1933.

 

Sur le piédestal en grès est gravé le texte suivant :

« A la gloire de Turenne, également pleuré des soldats et des peuples ».

 

Cette gloire était-elle aussi méritée que cela ? Est-ce le reflet de la réalité ?

 

Ouvrons le livre de l’Histoire et voyons cela d’un peu plus près.

 

Nous sommes en automne de l’année 1674, 30 000 soldats impériaux et 20 000 Brandebourgois franchissent le Rhin commandés par le Grand Electeur, Frédéric de Brandebourg et commencent à envahir l’Alsace.

 

Turenne est obligé de se replier en Lorraine. Quelques semaines plus tard il décide, contre toute attente, de profiter de la période de trêve que les conditions climatiques de l’hiver imposent généralement aux armées, pour lancer une attaque surprise en passant par les Vosges.

 

Le 5 janvier, Turenne déploie le gros de son armée vers l’Ouest de Colmar face aux troupes coalisées. Il divise ses forces en deux parties. Les deux-tiers de ses hommes seront aux ordres de son neveu avec pour but de fixer les coalisés.

 

Avec le tiers restant, Turenne va contourner la zone d’action en passant par les hauteurs et les bois environnants pour s’infiltrer par les coteaux du Brand jusqu’à la porte de Munster.

 

La bataille fait rage toute l’après-midi obligeant finalement Frédéric-Guillaume à se replier vers Kehl à l’Est du Rhin.

 

A la fin du combat, ce que nombre d’historiens francophiles ignorent, c’est ce qui se passa ensuite.

 

A votre avis, les évènements qui suivirent méritaient-ils de parler de gloire ?

 

Je vous fournirai des éléments de réponses dans les prochains jours.

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