Les cadrans solaires

On les trouve sur toutes sortes d’édifices, leur forme est variée et ils constituent les instruments silencieux qui indiquent le temps solaire. Voila pourquoi on les désigne sous le nom de « cadrans solaires ».

 

Le fonctionnement d’un cadran solaire est très simple puisqu’il consiste à suivre le déplacement de l’ombre projetée par un stylet ou gnomon sur un cadran dessiné ou gravé comportant des graduations.

 

Les cadrans solaires constituent les premiers objets inventés  par les humains pour mesurer l’écoulement du temps.

 

Le plus ancien cadran solaire a été découvert dans la Vallée des Rois en Egypte.

 

Il date d’environ 1300 avant notre ère et a la forme d’un disque en calcaire d’une quinzaine de centimètres de diamètre. Il est divisé en 12 sections égales et percé au centre de la base lequel recevait une tige en métal.

 

La confection d’un cadran solaire doit toutefois répondre à certains critères. Ainsi sur les cadrans courants le gnomon ou stylet est généralement incliné parallèlement l’axe de rotation de la Terre.

 

On parle dans ce cas d’un « stylet polaire ». L’angle de cette inclinaison varie selon la latitude du lieu où se trouve le cadran. Cette disposition permet une lecture de l’heure sur l’ensemble des graduations horaires.

 

Quant à la forme des cadrans solaires, il y en a de toutes sortes.

 

Il y a le célèbre « Scaphé » (qui vient du grec skáphê (bol) qui est constitué d’une demi-sphère concave. Il avait été réalisé par Bérose, un prêtre chaldéen au IIIe siècle avant notre ère.

 

 

 

 

Il avait divisé le temps en douze parties égales entre le lever et le coucher du soleil peut importe la saison.

 

 

 

L’Église, notamment, se l’approprie et s’en sert dès le VIIe siècle pour définir l’heure des offices religieux et des actes liturgiques.

 

Ces cadrans, placés à la verticale sur les façades des bâtiments religieux, sont appelés « cadrans canoniaux ».

 

Ils ne comportent aucune indication chiffrée mais se composent le plus souvent d’un demi-cercle divisé en 6, 8 ou 12 secteurs.

 

Ils ne donnent pas d’heure à proprement parler, mais définissent les moments des différents évènements de la vie religieuse (matines, tierce, sixte, none et vêpres).

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