Les fortifications de Colmar

Au XIIIe siècle les villes en Alsace se différenciaient des villages par une certaine administration autonome qui leur conférait le statut de « civitas ».

 

Ce fut donc en 1226, que Colmar fut élevée au rang de ville. Wölfelin, le « schultheiss » (écoutète) impérial de Haguenau fut alors chargé par l’empereur Frédéric II d’entourer par un mur d’enceinte le gros bourg qu’était devenu Colmar.

 

Quelle était donc l’importance de ce mur d’enceinte ? On ne trouva jamais de plan qui aurait servit à Wölfelin. Mais il est tout de même possible de s’en faire une idée assez précise en se basant sur des indications postérieures à l’époque de sa construction.

 

Ainsi on peut se référer à une gravure de 1673 qui présente une vue des fortifications avant que Louis XIV n’ordonna le démantèlement des remparts.

 

Ainsi, les murs primitifs de l’ancienne enceinte partaient de l’« Oberhof » (Prieuré de Saint-Pierre) à la rue du Manège, puis par la place des Six Montagnes Noires en direction de la rue Saint-Jean jusqu’au niveau du Collège Victor Hugo.

 

Elle traversait poursuivait en passant par l’arrière de l’ancien Hôpital et l’église Protestante Saint-Matthieu pour se rapprocher de la place Jeanne d’Arc.

 

Elle longeait ensuite le fossé que formait le « Schlüsselbächlein » (ruisseau des Clefs) puis se prolongeait vers la Bibliothèque municipale (près du Cloître des Dominicains) et se dirigeait ensuite vers la rue des Boulangers et continuait par le boulevard du Champ-de-Mars pour rejoindre à nouveau l’« Oberhof ».

 

Cette première enceinte était longue d’environ 2 kilomètres et mesurait entre 7 et 8 mètres de haut.

 

Trois portes ouvraient vers l’extérieur. Il y avait la « Steinbruckertor » (place des Six Montagnes Noires), la « Deinheimtor » (Grand’rue) et enfin le « Kerkertor » (rue des Boulangers).

 

Il faut aussi noter les portes placées à deux extrémités sur la Lauch (rivière à l’Est de Colmar). En fait, il s’agissait de grilles (en allemand gatter) ou herses que l’on abaissait tout les soirs sur  la rivière pour empêcher toute tentative de pénétration dans la ville.

 

Ainsi la « grille supérieure » se situait au niveau de la rue de la Herse et protégeait l’entrée en ville de la Lauch. La « grille inférieure » ou « grille des pêcheurs » assurait la protection du quartier derrière les jardins de l’ancien Hôpital.

 

La canonnière qui se trouvait sur le cours de la Lauch au niveau de la rue Schwendi était encore visible à cet endroit avant 2016, date à laquelle la ville de Colmar a tout simplement procédé à sa destruction.

 

Cependant Le mur d’enceinte qui longe la Lauch est toujours visible.

 

Quant aux trois autres portes elles ont également disparu au fil des siècles.

 

Par contre subsistent encore des parties du mur d’enceinte Boulevard Saint-Pierre près de la tour octogonale appelée « Henckersturm » (tour du bourreau). Ce mur est situé sur l’autre rive de la Lauch en face de cette tour.

 

Un autre tronçon de ce mur apparaît rue de l’Est à l’endroit où l’école maternelle Oberlin a été construite sur les vestiges d’une ancienne plateforme d’artillerie.

 

On avait élevé à cet endroit une colline artificielle pour y installer des canons. Ce cavalier de fortification était appelé « Sigels Cavalier ».

 

Une autre partie du mur d’enceinte apparaît boulevard du Champ-de-Mars au niveau de l’école de Musique.

 

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