Cette image est en fait une illustration libre de la rue des Tanneurs à Colmar. Si vous observez ces maisons vous y découvrirez les immenses séchoirs à peaux répartis sur les étages des maisons qui bordent le « Gerberbach » (Rivière des Tanneurs) non loin du « Koifhus ».
Si vous aviez vécu à cette époque-là, vous n’auriez eu aucun mal à trouver cette rue, car les odeurs particulièrement nauséabondes qui s’y dégageaient ne pouvaient être ignorées par aucun odorat.
Les compagnons de cette profession formaient une confrérie dès 1470. Le règlement adopté au XVe siècle stipulait que tanneurs ne devaient suspendre, apprêter et tanner leurs peaux (encore au XVIIIe siècle) à nul autre endroit que cette rue des Tanneurs.
Les tanneurs au Moyen Age étaient souvent installés dans les villes et villages dans un même quartier à proximité d’un cours d’eau. Pour le traitement des peaux, il était indispensable de pouvoir les tremper longuement dans l’eau courante. On appelait cela le « reverdissage ».

Puis elles étaient nettoyées. On les débarrassait des cornes, sabots, ongles et impuretés diverses. Ensuite, elles étaient épilées et préparées pour l’absorption du tanin. On faisait ce qu’on appelait en terme technique, le « pelanage ».
Dans de grandes cuves contenant un bain de chaux éteinte, le « pelain », on les raclait avant de les mettre à dégorger dans l’au d’un bassin. D’où les racloirs à peaux utilisés pour représenter la profession comme cela apparaît sur le linteau de porte.
Elles étaient ensuite grattées et relavées jusqu’à ce qu’elles soient prêtes à recevoir le tanin.
Ensuite ces peaux étaient mises à sécher sous les toits, d’où les odeurs pestilentielles et poussières de tan on contribué très vite à rendre les tanneries indésirables dans le centre des villes.
A bientôt pour une nouvelle énigme .
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