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Le Corps de garde du XVIe siècle

Pénétrez dans la ville de TURCKHEIM par la Porte des Cigognes et vous apercevrez sur votre droite un bâtiment encore appelé aujourd’hui « Corps de Garde » (en allemand d’Wacht).

 

Cet édifice placé derrière une grande fontaine, le « Stockbrunnen », fut construit à la fin du XVIe siècle dans le style Renaissance. Bien qu’il fut modifié à plusieurs reprises, il a malgré tout conservé sa structure de base.

 

A cette époque-là on le désignait sous le nom de « Burgerstube » qui n’était autre que le « Poêle des Corporations ». On le nommait aussi la  « Herrenstube » (Maison des Bourgeois).

 

Ce fut également dans ces lieux que le « Stattrath » (Conseil de la Ville) tenait ses réunions. Les bourgeois s’y retrouvaient aussi pour le « Schlaftrunk » (Dernier verre pour dormir) et boire en pot en discutant d’idées nouvelles.

 

 

 

 

 

 

Ce fut l’un des élus, le « Hauptmann » (Capitaine des lieux) qui gérait cette sorte de « cabaret » (Etablissement où l’on sert des boissons). Des fêtes familiales y étaient également célébrées ainsi que des noces et bien sûr des fêtes religieuses.

 

Le Corps de Garde constituait le point de départ de la tournée quotidienne du célèbre veilleur de nuit, un fonctionnaire municipal assermenté également appelé « crieur de nuit ».

 

Sur la façade principale de l’édifice, figurent encore aujourd’hui les armoiries des Habsbourg.

 

On y distingue un bonnet impérial aux couleurs de l’Autriche (rouge-blanc-rouge) ainsi que divers blasons.

 

Le fameux aigle noir à deux têtes est peint sur un fond de couleur or. Dans la partie basse vous pouvez apercevoir la grande chaîne dorée, caractéristique de l’Ordre de la Toison d’Or.

 

Tout ceci avait pour but de rappeler à la population que Turckheim dépendait directement de l’empereur Maximilien 1er de Habsbourg.

 

 

 

 

Si vous désirez connaître d’autres aspects intéressants de TURCKHEIM suivez le lien suivant :

https://www.couloirs-du-temps.com/les-couloirs-du-temps-de-turckheim/

 

COLMAR ET SES ECUSSONS

Dans la floraison de pierres, qui apparaît sur nombre d’édifices de Colmar, nous trouvons une large variété d’écussons artisanaux qui reflètent les métiers exercés.

 

 

Qu’ils soient tanneurs, meuniers, tonneliers, laboureurs ils ont gravé le symbole de leur métier sur un linteau de porte ou dans un cartouche apposé sur la façade. Il est ainsi possible de répertorier plus d’une centaine de ces écussons à Colmar.

 

 

Nous allons en examiner quelques exemples pour illustrer notre propos.

 

Ainsi par exemple, dans la petite rue Corberon qui mène au boulevard du Champ-de-Mars, il suffit de s’arrêter devant le n°3. Là se trouvait autrefois une synagogue mais qui brûla en 1279.

 

En 1348, la Ville expulsa tous les Israélites et confisqua tous leurs biens. Plusieurs propriétaires occupèrent ces lieux durant les dizaines d’années qui suivirent.

 

Mais en 1529, le bâtiment était dans un tel état de délabrement, que son nouveau propriétaire, la famille Wetzel, fut contraint d’entreprendre un remaniement complet.

 

Sur l’encorbellement, un cartouche laisse apparaître deux écussons avec la date « 1583 ». A gauche, on distingue un petit pot de fleurs et les initiales « M W » pour Mathis Wetzel. A droite figurent les initiales « M F » pour Margaretha Feng et une truelle représentant la famille Feng

 

Vous vous demandez peut-être pourquoi on désigne généralement cette maison sous l’appellation « Hôtel Corberon » ? La raison est simple, en 1714, Nicolas de Corberon, le premier Président du Conseil Souverain, se rendit acquéreur de cette propriété.

 

Toujours dans la vieille ville, si vous vous rendez au n°2 de la rue Schongauer, vous pourrez  y voir les plus anciennes armoiries sculptées de Colmar. C’est sur une maison appelée « Zum Schwan » (Au cygne) que vous trouverez les écussons de deux familles de notables colmariens.

 

Pour cela il faut examiner l’oriel et notamment sa partie supérieure. De chaque côté de la fenêtre apparaissent encore deux niches (vides) mais surmontées de deux écussons.

 

Celui de droite représente les armoiries de la famille Krus sous la forme d’une constellation de trois étoiles. Georges Krus était un tailleur originaire du pays de Bade lorsqu’il acheta cette maison en 1472.

 

Quant à l’écusson de gauche, il correspond à son épouse, Ursula Rul, une descendante d’une famille patricienne de Bâle.

 

Enfin rappelons que ce fut dans cette maison que le célèbre Martin Schongauer, graveur sur cuivre et peintre avait installé son atelier jusqu’à sa mort en 1491.

Le message crypté de 1654

En me promenant dans une rue bien connue des Strasbourgeois, la rue des Hallebardes, je me suis arrêté devant la maison qui porte le n°5.

 

Sur cette maison se détache un bel oriel polygonal couvert d’un toit à impériale.

 

En examinant de plus près cet oriel, j’ai été attiré par le texte mystérieux gravé sur le cartouche central. Il s’agit d’un alignement de douze lettres « BNVMGH-IHKEWK » .

 

D’habitude les lettres figurant sur les linteaux de porte ou dans des cartouches correspondent aux initiales du propriétaire de la maison. Mais ici ce n’est pas le cas.

 

Alors que signifient donc ces lettres ?

 

Un petit plongeon dans les archives du passé, révèle les renseignements suivants :

 

Cette maison appelée en 1335 « Zur der Steinin Gruben » (Aux Carrières de Pierres) fut reconstruite en 1654. C’est effectivement la date qui figure sur le cartouche.

 

Elle appartenait alors à Jean-Jacques Erhard, un bourgeois membre de la « Chambre des XV » ou encore appelée « Conseil des Quinze » (die Fünfzehner Kammer).

 

Ce conseil des XV existait depuis 1433. Il était composé de 5 nobles et 10 bourgeois, cooptés à vie comme tous les membres du Magistrat. Il avait pour mission de veiller au maintien de la constitution de la cité (en vigueur depuis 1482 jusqu’en 1790), à la conservation des droits et privilèges de la Ville, ainsi qu’à l’application des lois et à la rédaction des projets de loi.

 

Mais revenons à notre cartouche central énigmatique. En fait, chacune des lettres correspond à un terme en allemand. L’Alsace avait durant plusieurs siècles été une ancienne terre du Saint-Empire Germanique.

 

Ainsi la lettre  « B » par exemple signifie « Bau » (Construit), la lettre « N » pour « Nur » (seulement) et ainsi de suite.

 

Pour le groupe de six premières lettres « BNVMGH » cela donne :

 

« Bau Nur Vest Mit Gottes Hand » ce qui signifie « Construit seulement avec la main de Dieu »

 

Quand au second groupe de lettres figurant sur la ligne en-dessous « IHKEWK » on lit :

 

« Im Haus Kein Elend Werden Kannt », ce qui traduit veut dire « la maison ne connaîtra nul malheur ».

 

L’aune du drapier

L’aune drapier est une pièce de bois ou de métal utilisée par les drapiers pour mesurer les tissus.

 

Cet objet, qui servait en fait d’étalon en Alsace, avait une longueur totale de 66 cm mais dont la longueur utile n’était que de 54 cm.

 

Au Moyen-Age, la plupart des denrées importées en Alsace, était constituée d’étoffes provenant du Rhin inférieur et des Flandres. C’est pour cette raison que les halles de drapiers étaient les plus anciens lieux de commerce dont parlent les archives d’Alsace.

 

A Colmar on trouve la mention d’une halle aux draps dès 1294 au marché et appartenant à la Ville. Il faut préciser qu’avant 152l , les commerçants avaient le monopole de la vente des draps à prix fixes et de draps à doublure dès lors qu’il ne faisaient pas concurrence à l’industrie locale.

 

Les drapiers par contre pouvaient vendre, outre les étoffes de leur propre fabrication, des toiles de lin, du treillis etc.

 

Ils avaient également le droit de commercialiser des étoffes étrangères à condition ne qu’elles ne coûtaient pas plus de trois sols l’aune.

 

 

Mais il est assez difficile d’évaluer la valeur réelle du « sol » (pièce de monnaie) pour savoir ce qu’il représentait en pouvoir d’achat à l’époque.

 

 

Si vous voulez voir un drapier, je vous invite à vous rendre au n°9 rue des Marchands à Colmar. Cette maison était appelée au XIVe siècle « Zum Kragen » (Au Collet).

 

 

Elle appartenait alors à Clawelin Saltzmann. Plus tard, en 1419, un tailleur nommé Hans Toeffer qui y avait acquis le droit de bourgeoisie.

 

Sur la façade de cette maison, sculpté dans le poteau cornier, se tient fièrement un drapier tenant une aune de drapier à la main. Une date « 1609 » apparaît à ses pieds.

 

Mais il y a encore un autre endroit où vous pourrez apercevoir une « aune » de drapier.

 

Pour cela il vaut quitter la rue des Marchands et vous diriger vers la Collégiale en empruntant la rue Mercière.

 

Sur la façade Sud du chevet de la Collégiale, incluse dans le mur, vous découvrirez cette autre « aune » en métal.

 

 

Elle était utilisée comme mesure-étalon pour les drapiers qui installaient leurs stands les jours de marché le long de la Cathédrale.

Les griffes mystérieuses

En faisant le tour de la Collégiale à COLMAR, examinez attentivement ses murs car ceux-ci révèlent quelquefois des détails surprenants.

 

Ainsi, si vous vous dirigez vers le chevet* de la Collégiale, vous ne manquerez pas de voir d’énormes griffures sur le mur Sud.

 

Mais quelle est donc l’étrange animal qui a ainsi laissé ses traces dans la pierre ?

 

 

 

 

Sur la Cathédrale ce ne sont certes pas les animaux qui manquent. Mais comme ils sont tous taillés dans la pierre, ils ne peuvent donc être suspectés dans cette affaire.

 

Alors quelle explication rationnelle reste-t-il ?

 

 

Pour résoudre cette question, il faut s’intéresser au contexte historique de la Collégiale.

 

A une certaine époque, nombre de commerçants exerçaient leurs activités les jours de marché tout autour de la Cathédrale.

 

Parmi eux, on trouvait des marchands de légumes, de fruits, de céréales, de viandes qui avaient installé leurs étals contre les murs de la Cathédrale.

 

 

 

Sur qui la suspicion va-t-elle tomber ? Ce sont les bouchers.

 

Pour quelle raison  ?

 

Parce que les traces, que l’on trouve sur le mur, sont celles laissées par les couteaux qu’ils affutaient !

 

* chevet : désigne généralement l’extrémité du chœur d’une église derrière le maître-autel et le sanctuaire.

 

La porte de Strasbourg à Sélestat

Cette porte est la seule survivante de l’époque de Tarade qui l’édifia en 1679 dans le plus pur style architectural militaire de l’époque de Louis XIV. Les deux autres portes, la « Porte de Colmar » et la « Porte de Brisach » furent démolies en 1875.

 

Le maître d’oeuvre de ces ouvrages ne fut autre que le célèbre Vauban qui supervisa la construction de la plupart des places fortes d’Alsace.

 

En novembre 1675 Louvois, le ministre du roi Soleil, dans un courrier adressé au Prince de Condé informe ce dernier de la décision prise par le roi de « fortifier Schelestat ».

 

Les travaux débutèrent au cours du même mois sous la direction de Jacques Tarade, l’ingénieur des fortifications et élève de Vauban. Examinons de plus près cet édifice.

 

La façade intérieure lui donne l’apparence d’un petit hôtel. Si nous allons du coté du boulevard Castelnau nous verrons quelques détails architecturaux dignes d’intérêt.

 

 

Observons le fronton triangulaire placé dans la partie supérieure de cette composition monumentale supportée par deux grands pilastres jumelés.

 

Sur ce fronton surmonté d’une grenade, on aperçoit une tête de lion couronnée avec les armoiries de Sélestat encadrée de feuilles de laurier et de chênes surmonté de trois fleurs de lys.

 

Sous cette tête de lion, on distingue l’archange saint Michel terrassant le dragon en tant que chef de la milice céleste et patron des gens d’armes et des soldats. Bon je vous le concède, il faut avoir de bons yeux pour le voir !

 

De part et d’autre du cartouche on reconnaît le soleil de Louis XIV (à gauche) ainsi que son monogramme, composé de la lettre initiale du nom, doublée et entrelacée en un seul caractère, comme ici la lettre L de Louis (à droite). Ce monogramme est une signature royale.

 

Quant au passage de la porte il a tout simplement été muré. On aperçoit encore les rainures dans lesquelles se logeaient autrefois les bras du pont-levis.

 

 

 

 

Dans la partie basse, on découvre un vaste trumeau décoré des attributs militaires comme des étendards, des casques et des armes.

 

 

Au centre de ce trumeau trône depuis le 11 novembre 1920 le buste de la République, une « Marianne » républicaine sculptée par Sichler en remplacement de celui de Louis XIV qui a disparu à la Révolution.

 

Sur la porte murée est apposée en 1919 une plaque en l’honneur du commandant Schweisguth. Le 19 septembre 1813, Schweisguth devint le commandant de la place d’armes de Sélestat. Celui-ci a tenu tête à l’armée bavaroise en 1814 alors qu’elle était à la poursuite des armées napoléoniennes.

 

Le clocher vrillé

Si d’aventure au cours d’une de vos promenades vous passez par Niedermorschwihr, jetez donc un coup d’oeil sur l’église du village.

 

     C’est à l’extérieur que cela se passe, puisque c’est le clocher qui suscite la curiosité. En effet, contrairement à la plupart des clochers que vous rencontrerez en Alsace, celui-ci a une forme tout à fait particulière.

 

Le clocher de l’église Saint-Gall est « vrillé » !

 

Pour les spécialiste on parle plutôt de « clocher tors ».

 

 

 

En effet bien que sa base soit carrée, ce clocher de 42 mètres de haut se tord vers la gauche pour atteindre 45° sur un plan octogonal.

 

Essayons de savoir ce que l’histoire peut nous apprendre sur ce sujet.

 

L’église que vous voyez devant vous a été reconstruite au XVIIIe siècle. C’est ce que révèle une plaque murale apposée sur la façade Sud sur laquelle on peut lire la date de construction « 1805 ».

 

Mais l’église actuelle a été rebâtie sur les restes d’une ancienne église du XIIe et ou XIIIe siècle.

 

Ce serait un problème de finances qui expliquerait la conservation du clocher vrillé. Il n’y avait pas assez d’argent pour reconstruire un nouveau clocher alors on tout simplement gardé l’ancien

 

Bon, des clochers « tors » on en trouve plus d’une centaine un peu partout en Europe. Une étude menée par l’association « Les clochers tors d’Europe » révèle que plus de 60% des charpentes tournent de droite à gauche et les autres dans le sens inverse. Pourquoi cette différence ?

 

Lorsqu’on observe ces clochers tors on constate qu’une bonne partie d’entre eux sont des « clochers tors accidentels ». Les intempéries, le travail du bois, l’affaissement de la charpente dû au poids des tuiles en ardoise peuvent expliquer ces déformations.

 

Quelles peuvent être les autres raisons expliquant cette torsion ?

On ne peu exclure que certains artisans ont voulu réaliser des prouesses architecturales. Les Compagnons du Devoir ont d’ailleurs réalisés des maquettes pour illustrer ces oeuvres d’art. Ils font même réaliser un maquette avec un clocher hélicoïdal aux apprentis charpentiers.

 

Les clocher octogonaux en bois sont constitués d’un « poinçon », une poutre centrale verticale de la pyramide. C’est sur elle que repose l’ensemble du poids de la charpente. Des « moises », pièces de bois fixées à plusieurs niveaux de la flèche, permettent une meilleure consolidation. Le poinçon repose lui sur deux poutres encastrées en croix selon la technique du mi-bois. Ces deux poutres reposent sur la maçonnerie. Cet encastrement, en ôtant à chacune des deux poutres une partie de leur épaisseur, provoque un point de fragilité.

 

Les matériaux le plus souvent utilisés sont l’ardoise, les tuiles vernissées, les bardeaux en bois ou en métal. Une toiture pèse donc plusieurs dizaines de tonnes.

 

Toutes ces explications techniques ne semblent pas être vraiment satisfaisantes au regard de certains qui optent pour des explications surnaturelles.

 

Alors là ce sont les démons, les sorcières et autres êtres maléfiques qui interviennent et se mêlent aux légendes et aux rumeurs pour expliquer pourquoi les clochers sont « vrillés », ou « tordus » ou « endiablés ».

 

Le débat n’a pas fini de susciter des argumentations innombrables !

 

 

 

Meywihr, village disparu (suite)

 

 

C’est tout ce qui reste du hameau Meywihr ? Un peu sommaire direz-vous ?

 

Çà ne disparait quand même pas sans laisser davantage de traces ! Ok vous voulez des traces visibles ?

 

 

 

 

 

Voilà ce que j’ai retrouvé sur place :

 

Une fois que vous aurez situé le donjon dont je vous ai parlé dans l’article précédent, Suivez le chemin du « Schlossweg » en direction du Sud. Vous ne tarderez pas a apercevoir au milieu des vignes, un enclos à l’intérieur duquel se trouvent encore les vestiges d’une ancienne chapelle.

 

Il s’agit d’une ancienne propriété de l’abbaye de Murbach attestée en 977. Elle avait été dédiée à saint Léger. Mais à partir du XIVe siècle un évènement allait changer le sort de ce hameau.

 

En effet, en 1367,  Ammerschwihr accéda au rang de ville. Elle dépendait maintenant du saint empire romain germanique représenté par la seigneurie de Ribeaupierre et celle du Haut-Landsberg.

 

A partir de ce moment, Ammerschwihr se dota d’une première enceinte. On comprend donc la raison du mouvement de population qui s’en suivit.  Les habitants de  Meywihr préféraient se réfugier derrière les murs protecteurs d’Ammerschwihr.

 

 

Mais l’église continua d’être desservie jusqu’à la Révolution. Si l’on se réfère à la vue de Mérian datant du XVIIe siècle, on peut distinguer une tour et une nef au nord de l’emplacement de la sacristie.

 

Restaurée plusieurs fois au cours du XVIIIe siècle, elle abritait un pèlerinage à saint Sébastien.

 

Après la Révolution, les nouveaux acquéreurs firent démolir la tour pour y aménager une maisonnette.

 

Mais revenons à notre enclos. On peut encore discerner les quatre angles d’une ancienne tour-choeur romane du XIIe siècle. Une sacristie est encore présente.

 

A l’intérieur des peintures néo-gothiques indiquent qu’elle a bien servi de chapelle privée. Il s’agit d’un rideau en trompe-l’oeil et d’une croix.

 

 

A l’extérieur, une pierre tombale en grès atteste que ce fut François Joseph Klein qui fut le dernier curé ayant officié dans ces lieux.

 

Une inscription sur cette pierre déclare :

« Hier lieg ich und wartet auf dich bis du komst un betest fur mich 1813 ».

 

Ce qui traduit signifie :

« Je suis couché ici et j’attends ta venue et prie pour moi 1813 ».

 

Voilà comment disparaissent des villages !

Un village a disparu

Ce hameau existait déjà au XIVe siècle au sud d’Ammerschwihr.

 

Il s’agissait d’un ancien domaine royal, en fait une cour colongère que l’impératrice Adélaïde avait cédé à l’abbaye de Murbach. Des documents anciens permettent d’établir que d’autres couvents avaient des possessions dans ce hameau.

 

Ce hameau, bien qu’ayant une dimension réduite possédait malgré tout une église dédiée à Saint Léger avec son cimetière, une cour colongère, une forge, une boulangerie et bien sûr de nombreuses maisons privées.

 

Comment retrouver aujourd’hui les traces de ce village disparu ?

 

Bien qu’il fut appelé initialement « Minrewilr », il était surtout connu sous le nom de « Meywihr ».

 

Si vous entreprenez des recherches à partir d’Ammerschwihr vous trouverez une rue qui porte le nom « rue de Meywihr », ce qui constitue une information intéressante.

 

Il y a également un « chemin du Schlossweg » (chemin du château). Ces deux rue se trouvent au Sud d’Ammerschwihr.

 

Si vous suivez ces rues vous déboucherez bien sûr dans les vignes environnantes. Et c’est justement au milieu des parcelles de vignes qu’il faut chercher la base carrée d’un donjon du XIIe siècle.

 

Oh, c’est pas très difficile à trouver compte tenu de ses dimensions.

 

Ses murs sont conservés à une hauteur de 2 mètres avec une épaisseur de 1,80 mètres. Le donjon est de forme carrée et fait 8 mètres de côté. Il est appareillé avec des moellons avec chaînes d’angles à bosses en grès rose.

 

Mais ce n’est pas tout, il y a encore d’autres éléments qui permettent d’attester de l’existence de ce hameau de Meywihr.

 

 

Je vous en parlerai dans un prochain article.

Le chemin aux énigmes

Et si on allait se promener dans le passé…

 

Les « Couloirs du temps » sont pleins de mystères, saurez-vous les découvrir ?

 

Vous aimez les énigmes ? Voilà qui devrait vous plaire…

 

Il y en a plus d’une centaine à résoudre pour trouver un itinéraire mystérieux à travers le vignoble entre Turckheim et Kaysersberg. On appelle cela un « jeu de piste ».

 

Rassurez-vous point besoin d’être un spécialiste de l’histoire de l’Alsace, non il suffit d’ouvrir grands vos yeux et de faire preuve de perspicacité pour trouver la solution à ces énigmes. Il vous faudra faire appel  essentiellement  à l’observation et à la logique.

 

S’il vous arrivait de « sécher » sur une énigme, vous aurez toujours la possibilité de consulter la réponse liée à chaque énigme. Non seulement vous y trouverez des explications détaillées mais aussi des centaines de photos pour illustrer l’endroit concerné.

 

 

Où trouver ce recueil d’énigmes ?

 

 

Dans le livre « Le Chemin aux énigmes » comporte 180 énigmes à résoudre pour suivre un itinéraire dans le vignoble aux alentours de Colmar.

 

Disponible sur le site : CHEMIN AUX ENIGMES

Prix 15,00 euros