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Porte de Munster (solution)

La porte évoquée dans la question soulevée il y a quelques jours, est celle tournée vers la Vallée de Munster.

 

Appelée « Obertor » (Porte supérieure) cette porte fut construite en 1315 après que l’empereur Henri VII éleva le village de Turckheim au rang de ville d’Empire. Par la même occasion, la ville obtint l’autorisation d’élever un mur d’enceinte.

 

Si vous examinez attentivement les façades de cette porte, vous découvrirez sur la façade intérieure deux fenêtres décorées de coquilles Saint-Jacques.

 

Ce décor signifie que Turckheim servit de ville étape pour ceux qui faisaient le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle.

 

En effet, depuis le IXe siècle, des milliers de gens marchaient vers un petit sanctuaire situé à l’extrême Nord-ouest de l’Espagne, à Santiago de Compostella, ville située en Corogne.

 

 

 

 

 

C’est dans le « campus stella », le champ des étoiles ou Compostella, que reposerait le corps de l’apôtre St-Jacques, dont le tombeau fut découvert en 810.

 

On attribue à St-Jacques de multiples miracles survenus sur les lieux mêmes de son inhumation.

 

 

Ce pèlerinage prit vite de l’ampleur et atteignit son apogée entre le XIIe et le XIVe siècle. On compta près d’un demi-million de pèlerins empruntant chaque année les chemins menant à Compostelle.

 

En Alsace, le chemin de St-Jacques de Compostelle démarre à Wissembourg. Il est divisé en une douzaine d’étapes d’environ 25 km. Il suit pied de la chaîne des Vosges, puis la Franche-Comté et la Bourgogne pour rejoindre Cluny.

 

Une association a même été crée qui diffuse un guide pour cet itinéraire et balise avec le Club Vosgien les étapes soit à l’aide de panneaux explicatifs ou encore les fameux clous de bronze indiquant les changements de direction dans les villes.

 

Si vous voulez en savoir davantage sur TURCKHEIM, son histoire et ses nombreuses curiosités historiques procurez-vous

le guide LES COULOIRS DU TEMPS DE TURCKHEIM

La Porte de Munster

Laissons le monument Turenne dont nous avions parlé récemment et dirigeons-nous vers la « Porte de Munster ». Il s’agit de l’une des trois portes construites au XIVe siècle et qui existent encore de nos jours à TURCKHEIM.

 

Ce fut sous cette « Porte de Munster » que passaient autrefois les suppliciés condamnés à mort pour sorcellerie. Ils étaient dirigés vers une place ordinaire que l’on appelait la « Wann » où ils étaient exécutés.

 

La ville pratiquait alors ce que l’on appelait la Haute Justice depuis à partir du XVIIe siècle. Puis à partir de 1648, la Justice passera entre les mains du Conseil Souverain d’Alsace.

 

Le dernier condamné fut François Charnier, un marchand savoyard qui avait étranglé sa femme dans un accès de colère. Il fut exécuté le 18 mars 1737.

 

Un détail architectural sur la porte permet de penser que la ville était aussi une étape sur les Chemins de Compostelle.

 

A votre avis lequel ?

 

La gloire de Turenne ? (éléments de réflexion)

TURCKHEIM le 5 janvier 1675

 

Pour la plupart des historiens francophiles, cette date marqua une victoire éclatante sur les  Impériaux (coalition austro-brandebourgeoise). Mais ce que nombre d’entre eux ignorent, c’est ce qui se passa ensuite.

 

Turenne décida pour remercier ses troupes, de leur donner quartier-libre dans la ville. Ce fut à partir de ce moment-là que les habitants subirent les pires horreurs de la part de l’armée.

 

Meurtres, viols, voies de fait, tortures, furent perpétués sur la population au point que l’on désigna Turenne par le surnom d’« Attila français ». Environ un tiers de la population perdit la vie à cause d’un homme présenté aujourd’hui encore comme un héros de l’histoire.

 

 

 

 

On a bien tenté de couvrir ces faits en invoquant une épidémie de grippe pour expliquer le nombre de victimes, mais malheureusement l’histoire ne peut être modifiée pour justifier l’injustifiable. Le message était clair : faire peur aux habitants de Colmar pour obtenir leur reddition.

 

 

 

Certains renseignements puisés dans les registre paroissiaux méritent d’être notés.

 

Ainsi si l’on compare le Relevé des décès du registre paroissial pour la période de janvier à avril 1675 on peut être surpris par les chiffres. En comparant les mois de janvier aux mois d’avril pour les années 1672 à 1675 on constatera une moyenne d’environ un dizaine de décès alors que pour l’année 1675 on en relève plus d’une centaine.

 

 

 

 

 

 

Mais j’ai voulu en savoir davantage sur cette histoire et j’ai trouvé quelques éléments intéressants sur ce sujet :

 

 

 

Voici par exemple ce qu’on peut lire dans l’ouvrage publié par Bernard Wittmann en 2000 dans son livre

« UNE HISTOIRE DE L’ALSACE, AUTREMENT » Tome I :

« Pendant des jours, la ville fut systématiquement pillée et mise à sac par les garnisons laissées sur place.

Au plus fort du « nettoyage », parmi les habitants restants, qui se terraient dans les ruines, beaucoup furent passés au fil de l’épée par la soldatesque déchaînée ou pendus aux arbres environnants.

En effet, dans la nuit du 4 au 5 janvier, une partie de la population, paniquée par l’approche des Français, avait profité des moindres orifices dans les murailles, y compris raconte-t-on, par les étroites meurtrières (de fait par les brèches dans le mur d’enceinte) pour s’enfuir. De là, il leur restera le sobriquet de « Lochschlüpfer ».

Ceux restants étaient essentiellement des « gueux », des vieillards, des malades et des femmes. Des enfants, et même des bébés, sont massacrés. Les femmes sont violées et quand elles résistent, on leur tranche les seins.

Les massacres, le saccage et les pillages (dont les archives conserveront le souvenir) durèrent ainsi pendant près de deux semaines. La sauvagerie avait ainsi atteint des sommets à Türkheim et ses environs. »

 

 

 

 

 

De son côté, Auguste Scherlen, dans son « HISTOIRE DE LA VILLE DE TURCKHEIM  » mentionne une lettre datée du 20 janvier 1678 que la « Burgerschaft » (conseil municipal de Turckheim) adressa au grand bailli et qui affirme :

 

« Turenne voyant leur malice et opiniâtreté; et qu’ils sont plus enclins pour le service de l’Empereur que pour le service du Roy, toute son armée restant devant Turckheim et que personne de la ville se présente, il la laissa piller et ruiner sans aucun empeschement ainsi qu’ils n’ont non seulement (les soldats) ester piller et totaliter ruiné comme il est connu par toute la province, mais aussi toutes les honnestes filles et femmes violées et martyrisées à mort. »

 

 

 

Il vous appartient bien sûr de juger vous-même cette affaire mais je pense que les données historiques apportent un éclairage intéressant !

A la gloire de Turenne

En abordant la ville de Turckheim par l’Ouest, vous trouverez sur une grande place un monument élevé à la gloire de Turenne par la ville en 1933.

 

Sur le piédestal en grès est gravé le texte suivant :

« A la gloire de Turenne, également pleuré des soldats et des peuples ».

 

Cette gloire était-elle aussi méritée que cela ? Est-ce le reflet de la réalité ?

 

Ouvrons le livre de l’Histoire et voyons cela d’un peu plus près.

 

Nous sommes en automne de l’année 1674, 30 000 soldats impériaux et 20 000 Brandebourgois franchissent le Rhin commandés par le Grand Electeur, Frédéric de Brandebourg et commencent à envahir l’Alsace.

 

Turenne est obligé de se replier en Lorraine. Quelques semaines plus tard il décide, contre toute attente, de profiter de la période de trêve que les conditions climatiques de l’hiver imposent généralement aux armées, pour lancer une attaque surprise en passant par les Vosges.

 

Le 5 janvier, Turenne déploie le gros de son armée vers l’Ouest de Colmar face aux troupes coalisées. Il divise ses forces en deux parties. Les deux-tiers de ses hommes seront aux ordres de son neveu avec pour but de fixer les coalisés.

 

Avec le tiers restant, Turenne va contourner la zone d’action en passant par les hauteurs et les bois environnants pour s’infiltrer par les coteaux du Brand jusqu’à la porte de Munster.

 

La bataille fait rage toute l’après-midi obligeant finalement Frédéric-Guillaume à se replier vers Kehl à l’Est du Rhin.

 

A la fin du combat, ce que nombre d’historiens francophiles ignorent, c’est ce qui se passa ensuite.

 

A votre avis, les évènements qui suivirent méritaient-ils de parler de gloire ?

 

Je vous fournirai des éléments de réponses dans les prochains jours.

LE CHEMIN AUX ENIGMES EST OUVERT

Youppie ! les journées s’allongent et les frimas s’estompent, alors c’est le bon moment pour aller s’aérer.

 

« Mais pour aller où ? » direz-vous.

 

– et si on faisait une petite randonnée dans le passé ?

 

Point besoin d’équipements particuliers, vos jambes suffiront.

 

 

 

 

 

 

Cette randonnée commence dans un village proche de Colmar, Turckheim située à environ sept kilomètres.

 

 

Une fois sur place, pour suivre un itinéraire mystérieux, vous devrez résoudre un certain nombre d’énigmes qui serviront d’étapes. Vous n’êtes pas très féru en histoire ?

 

Ne vous inquiétez, pour résoudre ces énigmes, il faudra surtout être observateur et faire preuve de logique.

 

« Et je les trouve où ces énigmes ? »

 

 

– dans un petit livre qui en contient plus de 180 qui s’intitule « LE CHEMIN AUX ENIGMES »

 

 

 

 

« Combien de temps cela me prendra-t-il ? »

– cela dépendra essentiellement de votre perspicacité. De plus vous pourrez vous arrêter quand vous voudrez et reprendre plus tard à partir de votre dernier arrêt.

« Et si je n’arrive pas à résoudre une énigme, vais-je rester coincé ? »

– rassurez-vous dans le livre vous trouverez pour chaque énigme une solution avec une photo.

« Quand puis-je commencer cette aventure ? »

– tout de suite si vous voulez.

 

 

Il ne me reste qu’à vous souhaiter une bonne et enrichissante balade !

 

« Ah oui j’oubliais, où puis-je me procurer ce livre ? »

– cliquez sur l’image du livre pour les renseignements pratiques.

cartouche 1694 (solution)

Voici les explications relatives au cartouche de 1694.

 

A Ribeauvillé, dans le bas de la ville, dans la Grand’rue au n°7, vous trouverez la maison du tanneur Heinrich Miller. Elle possède une belle porte de style Renaissance constituée de deux colonnes à chapiteaux corinthiens avec un entablement mouluré.

 

Et juste au-dessus de cette porte, un fronton formé par deux volutes à rouleau encadrent un cartouche avec l’inscription suivante :

« Reno Viert durch Heinrich Miller und Anamaria Beck in sein ehelichehaus fiaw ano 1694 damal ein gulte das fitl weitzenz 22R. das viertel korn 18 R. das fuder kellerwein ist 132 R. ».

 

Son propriétaire du moment, le tanneur Heinrich Miller et son épouse Anamaria Beck y avaient fait inscrire, sous une forme originale, la date de la restauration de leur maison.

 

 

 

 

Pour cela, ils avaient pris soin d’y indiquer le cours du vin de l’époque « un foudre de vin valait 132 florins » ainsi que le prix d’un quart de blé soit « 22 florins pour le prix d’un quartaut et de 18 florins pour le prix de l’orge ».

 

Notez que la lettre « R », qui apparaît avec différentes valeurs, peut correspondre à l’abréviation de « Rechnungsgulden » ou encore de « Reichsgulden ». On peut également évoquer le « gulden rhénan » (florenus Rheni) émis par Trèves, Cologne et Mayence aux XIVe et XVe siècles.

 

Voici d’ailleurs à quoi ressemblait un écu fleuronné sur lequel on peut apercevoir l’inscription « *LX- *K* » qui signifie que l’on a affaire à une pièce de 1 florin équivalent à 60 kreuzers. Cette pièce était utilisée entre 1668 et 1680 à Strasbourg.

 

Pourquoi avoir fourni ces précisions ? Mystère ! Mais la seule chose qu’on puisse en déduire, c’est qu’elles fournissent une échelle des valeurs de l’époque.

 

Ainsi lorsqu’il est écrit qu’ « un foudre de vin valait 132 florins », on parle d’un tonneau de vin dont la contenance équivalait à 1072 litres de ce précieux liquide.

 

Lorsqu’il est fait mention d’« un quartaut de blé valant 22 florins », on parle d’un sac d’environ 90 kg de cette céréale.

 

Quant au cours du florin en 1694, il est difficile de le connaître car la Bourse n’existait pas encore à cette époque-là. Ajoutons que  le système monétaire médiéval était trop différent du nôtre pour que l’on puisse établir un taux de change entre monnaies médiévales et contemporaines.

Cartouche de 1694

A RIBEAUVILLE, vers le bas de la ville, je vous propose cette fois-ci d’analyser un cartouche de forme ovale bien énigmatique.

 

Il apparaît sur la maison que possédait en 1694 un tanneur nommé Heinrich Miller.

 

Voici le texte que vous pourrez y lire :

 

« Reno Viert durch Heinrich Miller und Anamaria Beck in sein ehelichehaus fiaw ano 1694 damal ein gulte das fitl weitzenz 22R. das viertel korn 18 R. das fuder kellerwein ist 132 R. ».

 

 

A votre avis qu’exprimait donc le propriétaire de cette maison lorsqu’il a décidé d’ajouter ce cartouche ? La difficulté vient de ce que le texte est rédigé en vieil allemand.

 

Et pourtant au XVIIe siècle, c’est ainsi que l’on s’exprimait.

 

Je livre maintenant ce texte à votre perspicacité pour en découvrir la signification. Évidemment je vous en fournirais la clef pour son interprétation d’ici quelques jours.

LES GRANDS SOUTIENS DU MONDE solution

 

La sculpture en bronze représentant les « Grands soutiens du Monde » est encore visible dans la cour du musée Bartholdi situé 30 rue des Marchands à COLMAR.

 

Cette œuvre fut réalisée par le célèbre Auguste Bartholdi, un des Colmariens les plus célèbres. Voilà un artiste dont les créations monumentales communiquent aux foules des idées généreuses.

 

Il est le génial concepteur de  la statue de la Liberté éclairant le monde qui commémore le centenaire de l’Indépendance des Etats-Unis le 4 juillet 1884.

 

Né le 2 août 1834, il passa de nombreuses années à Paris où il fréquenta l’atelier d’Ary Scheffer. Ses premiers ouvrages de sculpture manifestèrent très tôt un talent remarquable.

 

Il suffit de visiter sa maison natale, rue des Marchands à COLMAR, pour s’en rendre compte. De nombreuses maquettes et réductions ainsi que des esquisses de monuments restés à l’état de projet donnent un belle idée de la diversité de son travail

 

D’ailleurs de nombreuses réalisations sont visibles un peu partout à COLMAR. Il y a le monument du général Rapp, le monument Bruat, la statue de Martin Schongauer, le Petit Vigneron alsacien au Marché couvert, la fontaine Roesselmann place des Six-Montagnes-Noires, la fontaine Schwendi place de l’Ancienne Douane, le tonnelier alsacien sur la Maison des Têtes.

 

On pourrait aussi rajouter le Lion de Belfort, le monument des Trois sièges place de la République à Belfort. Et aussi la fontaine des Terreaux à Lyon, le monument Vercingétorix à Clermont-Ferrand, etc.

 

On pourrait encore rallonger la liste, mais  revenons à notre sculpture, les « Grands soutiens du Monde », et essayons d’en comprendre la signification.

 

D’abord on remarque trois personnages allégoriques en forme d’atlantes soutenant un globe terrestre.

 

Le premier revêt la forme d’un homme d’âge mûr qui tient entre ses mains des livres symbolisant le travail intellectuel.

 

Dans sa main droite apparaît une roue d’engrenage avec un marteau deux éléments représentant le travail manuel.

 

Le second atlante illustre l’esprit patriotique sous la forme d’un vigoureux jeune homme.

 

Comme vous le constatez, il est armé d’une épée qu’il dégaine, bouclier sur le côté, tout en brandissant un étendard.

 

Le troisième personnage de cette composition prend les traits d’une femme munie d’une balance.

 

La balance est un symbole destiné à rappeler l’importance de la justice.

 

LES GRANDS SOUTIENS DU MONDE

Ce groupe de bronze, appelé « Les Grands soutiens du monde » exposé pour la première fois en 1902 lors du Salon de Paris fut installé dans une cour colmarienne en 1909. Depuis cette date elle est encore visible de nos jours.

 

A votre avis où peut-on l’admirer et que représente-t-elle ?

 

Cette œuvre fait visiblement penser à celle réalisée par Jean-Baptiste Carpeaux et qui fait partie de la fontaine de l’Observatoire de Paris.

 

A votre avis pourquoi ?

 

Je livre tout cela à votre réflexion et dans quelques jours je vous en dirai davantage.

La tribu Weinleutzunft SOLUTION

Cette maison qu’il fallait identifier porte le n°10 de la rue des Chevaliers à Sélestat fut construite sur une partie de l’ancien emplacement de l’hôtel des Bootzheim.

 

Cette famille avait joué un rôle considérable dans l’histoire de Sélestat. Elle était originaire d’une petite commune du Ried, qui portait le même nom, Bootzheim, située à une dizaine de kilomètres de Sélestat.

 

Ancien fief impérial, l’Abbaye d’Ebersmunster y possédait des biens dès l’an 1031. Le village devint par la suite propriété de l’évêché de Bâle. Puis en 1083, l’évêque Burckhardt fit don de ce village au Couvent St Alban à Bâle.

 

 

 

En 1427, l’évêché de Bâle céda à son tour le village comme « fief de baillage » aux seigneurs de « Rathsamhausen zu Ehnwihr » dont une branche a pris le nom de « Freyherr von Boozheim ». Les seigneurs de Bootzheim occupèrent alors le siège d’« Echevin zu Schlettstadt » jusqu’à la Révolution.

 

Cet hôtel de Bootzheim se composait d’un vaste corps de logis muni aux angles d’échauguettes de surveillance. Une tourelle polygonale flanquait sa partie centrale et desservait les étages supérieurs. Cette demeure patricienne servit de résidence à cette famille durant plus d’un siècle environ avant que Claus Meyertesch s’y installa en 1433. Puis en 1437, l’ensemble fut acquis par la tribu des Tonneliers  (Weinleutzunft) qui y installa son poêle.

 

Lorsque les anciennes corporations furent dissoutes par la loi du 3 septembre 1791, Antoine Dietrich fit l’acquisition de la maison pour se couvrir d’une créance qu’il possédait sur elle. Mais en 1878, un incendie ravagea en totalité ce bâtiment.

 

Elle fut bien sûr reconstruite mais dans un style sans caractère. On se borna à incruster dans la façade quelques écussons récupérés sur l’ancienne demeure.

 

 

Au-dessus de la porte du rez-de-chaussée apparaît un premier écusson daté de 1610 les emblèmes caractéristiques des tonneliers : un marteau, une bonde et une bondonnière.

 

 

Un peu plus haut au niveau du second étage, se détachent quatre autres armoiries d’échevins de la Tribu. Elles comportent toutes des initiales.

 

Sur la première à gauche figurent « H.W.B. », sur la seconde « M.P.B. » et sur la troisième « I.B » et sur celle du dessus « M.H. ». Elles sont accompagnées de formes variées des symboles de la profession : le marteau et les crochets.