La plaque commémorative du traité de Rueil – SOLUTION

Voici l’erreur figurant sur cette plaque commémorative du traité de Rueil.

d60-37731plaque traité rueil detailCe fut le « stettmeister » de Colmar, Jean Henri Mogg, que l’on envoya à Paris en 1635 pour conclure

avec Louis XIII le Traité de Rueil. Ce traité plaçait la Ville de Colmar sous la protection de la France sans abandonner son statut de Ville d’Empire, ses franchises, ses privilèges, ses droits et coutumes jusqu’à la fin de la guerre. Louis XIII promit par cet engagement que la Ville retrouverait tous ses droits et privilèges, ainsi que le libre exercice des deux cultes à la signature du traité de paix « Ladite ville sera remise en l’état auquel elle était auparavant les commencements des troubles d’Allemagne et de Bohême en l’an 1618 ».

En examinant attentivement cette plaque on constate qu’il est affirmé que Colmar fait partie de la France depuis 1635. Il s’agit en fait d’une falsification historique destinée à contrer les mouvements autonomistes.

La réalité historique établit que Colmar ne releva de la couronne de France qu’à partir du 28 avril 1673. Ce fut en effet à cette date Louis XIV voulant rompre les derniers liens des villes alsaciennes avec l’Empire, envoya à Colmar son ministre Louvois. Celui-ci fit son entrée le 28 avril 1673 la tête de la cavalerie du marquis de Coulanges, et en prit possession au nom du roi Louis XIV. Le lendemain, la garde roi fit également son entrée, avec de l’artillerie. Les militaires occupèrent aussitôt tous les poses et tous les offices municipaux.

On constate cependant que le sculpteur fut plus rapide que l’Histoire, car en réalité l’événement ne s’opéra qu’en 1673 lors de la venue de Louis XIV.

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